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Comment s'y prendre? : Architecture défensive à Montréal (5)

Mis à jour : janv 23

Je ne sais pas trop comment m'y prendre avec ce projet artistique. Je pense beaucoup à la portée éthique et politique que pourrait avoir un tel projet de danse.

En gros, l'architecture hostile repousse les sans-abris, c'est ce qui fait qu'elle est hostile. Mon but avec un projet artistique centré sur l'architecture hostile, c'est d'aider à mettre de la lumière sur ce phénomène peu connu et par la même occasion, aider les gens qui en sont victime.

Si une ville cherche à disperser les indésirables plutôt qu'à les inclure, et la première étape est la construction d'architecture hostile, comme des bancs ou ne peut pas se coucher. La deuxième étape est d'amener un divertissement continu, sous forme de danse, musique, théâtre et cinéma pour distraire les citoyens désirables et empêcher les citoyens indésirables de s'étendre simplement et de s'y reposer. Ce qui est arrivé au Jardins Gamelin et au Square Cabot. Je ne voudrais surtout pas contribuer à un système qui exclus des gens.

Alors il faut que je fasse attention : je crois que mon idée de danser dans des endroits symboliques d'architecture hostile pourrait être une bonne idée, si je ne repousse pas moi-même des gens vulnérables en faisant des spectacles et en attirant des foules dans les parcs où ils cherchent à se reposer. Il faut trouver quelque chose de moins intrusif. Peut-être en faisant des vidéos de danse dans ces endroits?

©2023 par Guillaume Loslier-Pinard